Il faut dire qu’ils ne savent plus comment s’en sortir. Lors de notre arrivée au conseil départemental ils pensaient pouvoir nous déstabiliser, nous prendre en défaut sur leurs sempiternels thèmes sociétaux, nous imposer des délibérations auxquelles nous étions sensés ne rien comprendre. Mal leur en a pris. Ils ont vite constaté que nous connaissions parfaitement les dossiers et que nous ne nous laissions pas abuser par leurs manoeures destinées à faire passer leur politique clientéliste. C’est alors, qu’en désespoir de cause, ils n’hésitent pas à nous préter des propos que nous n’avons jamais tenus ou à nous reprocher des positions qui n’ont jamais été les notres, le tout agrémenté de propos injurieux. La lettre que nous avons adressée au président donne une idée de ce type d’incident. Il est un parmi d’autres.
Monsieur Kleber Mesquida Président Conseil départemental 1000 rue d’Alco 34087 Montpellier Cedex 4 Monsieur le Président, Nous n’avons pas manqué d’être surpris des propos que vous avez tenus à notre encontre lors de la dernière assemblée du 17 octobre, et que vous n’avez pas hésité à répercuter sur votre page Facebook. Ils nous apparaissent inutilement agressifs, factuellement erronés et fâcheusement insultants. Lors de cette assemblée, quatre-vingt-neuf délibérations ont été mises aux voix. Notre groupe « Défendre l’Hérault » a voté contre cinq délibérations, s’est abstenu sur cinq et en a approuvé soixante-dix-neuf. C’est une fois de plus la démonstration de notre participation attentive, assidue et objective au travail de notre assemblée. Mais vous avez, semble-t-il, quelques difficultés à accepter le simple débat, peut-être animé certes, mais qui s’avère toujours constructif pour peu qu’on prête une attention curieuse aux arguments avancés : - Nous nous sommes opposés au changement de dénomination du lycée « Las Cazes » en lycée « Simone Veil ». L’interprétation que vous avez donnée de notre position est contraire à notre explication de vote et n’est rien d’autre qu’une analyse volontairement malveillante. Nous n’avons en effet jamais fondé ce refus sur la nationalité, la religion ou les opinions et décisions de Mme Veil. Les enregistrements de la séance peuvent en apporter la preuve incontestable. C’est même le contraire que nous avons soutenu, et suggéré que son nom soit attribué à un nouveau collège à construire. C’est sur la suppression et l’élimination d’une de nos figures historiques qu’a porté notre objection. Il n’y a en effet aucune raison de faire disparaître du fronton d’un de nos lycées le nom d’un personnage de premier plan, qui, resté fidèle à Napoléon, est l’auteur du Mémorial de Sainte Hélène , ouvrage de 2000 pages, témoignage le plus complet et le plus précis des pensées et opinions de l’empereur. Alors que d’aucuns s’accordent à regretter la perte progressive et presque totale de toute référence historique chez nos jeunes élèves, il est inopportun de supprimer ce nom de la mémoire collective, qui constitue un des multiples fils glorieux reliant notre peuple à ses ancêtres. C’est l’unique motif de notre position. Cela ne méritait en aucun cas les propos incriminés. - Nous avons voté contre les délibérations sur la culture. Nous ne doutons pas un seul instant que vos constantes déclarations sur le respect des opinions d’autrui peuvent aller jusqu’à admettre que soit exposée une conception différente, sur certains points, de la gestion d’une collectivité. Sans aller jusqu’à affirmer, comme Mme Fleur Pelerin dans un entretien sur France Culture, que « la culture est une arme de destruction massive », nous estimons être en droit de considérer qu’à un moment le chômage ne cesse d’augmenter depuis des années, nous recevons dans nos permanences des personnes en état de précarité avancée totalement désespérées, la récession gagne le pays, qu’il serait opportun de réduire les subventions dites culturelles (qui atteignent des sommets !), sans que cette affirmation ne nous place dans le camp de « la bête immonde » ! Il semble que sur les deux mille ans de notre belle histoire nationale, vos références historiques constantes ne se réduisent qu’à une seule période de quelques années. Mais il serait peut-être grand temps, pour les femmes et hommes politiques de ce pays, dignes et responsables, de travailler avec force et constance à la réconciliation des français, sans alimenter et poursuivre une malheureuse guerre civile d’un autre temps. - Quant aux « migrants », sachez, selon une formule déjà elle aussi historique et célèbre, que « vous n’avez pas le monopole du cœur », chacun comprenant et réalisant la situation de ces malheureux qu’une politique irresponsable, inconsciente et criminelle de nos dirigeants occidentaux successifs, a jeté sur les routes : Irak, Turquie, Libye, Tunisie, Égypte, Syrie Cependant, il faudra bien réaliser, comme l’a très justement rappelé Michel Rocard, dont une grande partie du monde politique a récemment loué la pertinence des idées, interrogé sur le droit d’asile, que « nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde ». Au lieu de nous prêter des idées saugrenues et incongrues, il serait plus opportun de suggérer aux dirigeants successifs que vous rencontrez dans le cadre de votre mandat de député, de réfléchir et de s’attaquer sérieusement, dans le cadre d’une diplomatie française enfin retrouvée, aux causes de ces situations, plutôt que de se lamenter, inefficaces, impuissants et désarmés, sur les conséquences de leurs inqualifiables erreurs. Nous tenions à vous apporter ces précisions, sans douter cependant un instant qu’elles ne constituent pas pour vous une surprise, alors que vous saviez parfaitement ce que nous avions réellement dit et pensé. Tout ceci ne nous empêchera pas de poursuivre notre tâche au service de tous, dans un état d’esprit et une volonté de participation que nous avons toujours souhaités sereins, tellement l’expérience nous démontre chaque jour que « tout ce qui est excessif est insignifiant » (Talleyrand). Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos sentiments les meilleurs. Isabelle des Garets Marie-Emmanuelle Camous Nicole Zenon Henri Bec Jean-François Corbière Franck Manogil Canton Béziers 1 Canton Béziers 2 Canton Béziers 3 PS : Bien entendu, comme votre message, cette lettre sera diffusée. C’est ce que l’on appelle le parallélisme des formes !
“grands-démocrates-républicains-donneurs-de-leçons” - 3ème épisode
Ne manquez pas un épisode de notre feuilleton :
Stop aux injures et agressions de toutes sortes
Henri Bec et Isabelle des Garets conseillers départementaux